Je suis d’accord sur l’aspect « voir le dating comme un jeu de pouvoir permanent pour ne pas prendre le risque d’être déçu et blessé ».
Mais je me demande aussi s’il n’y a pas un refus sous-jacent d’une norme sociale qui peut être vue comme oppressante (le sacro-saint ENGAGEMENT, un mot aussi rigide que la moustache d’un gendarme), pour privilégier la connexion, sans se demander où elle va et ce que l’on est.
Bien sûr. Il y a une peur terrible de se tromper dans son choix. Ainsi qu'une volonté d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Nous y sommes.
Certains les auront mais la majorité se retrouve avec un compromis rarement satisfaisant. Il suffit que cela touche un nombre critique d'individus pour que cela devienne un phénomène culturel visible même si beaucoup s'en sortent très bien !
Texte bien conduit. Concernant sa chute, elle me fait penser aux réflexions de Claude Lévi-Strauss concernant l'attente. Il me semble qu'au cours d'un entretien il a évoqué cette question des lettres qui mettaient quelques semaines à atteindre leur destinataire et qu'il était en quelque sorte nostalgique de cette époque-là.
Finalement est-ce un phénomène engendré par les nouveaux modes de communication, ou ne sont-ils qu'un catalyseur et une vitrine mettant en évidence un phénomène qui aurait tout de même lieu sans eux ?
Vous faites un parallèle avec l'époque où une romance à distance se faisait sur un registre épistolaire autrement travaillé et médité.
Est-ce ce brouillard qui se crée dans la distance physique réelle qui nous ferait perdre nos repères sur l'émission et la réception des messages ?
J'avais confusément une impression inverse à celle qui est mentionnée ici, celle selon laquelle un faux décalage serait marqué afin de créer une distance finalement artificielle, mais il me semble qu'au contraire les communications personnelles et professionnelles sont devenues extrêmement intrusives et pressantes, comme si laisser son téléphone dans un coin était devenu une profonde marque de manque de respect au reste du monde, une forme d'insouciance vis-à-vis de toute potentielle urgence.
Ce n'est pas dans mes habitudes de considérer l'outil ou le moyen comme étant le fond d'un problème, mais ici quelque chose a changé pour toujours je crois bien, et j'ai le sentiment que les normes sociales ne se redéfinissent pas assez vite par rapport à cette évolution fulgurante.
L'outil ne peut en effet pas fabriquer à lui tout seul une tendance humaine qui ne serait pas déjà là au préalable. Raison pour laquelle l'outil n'est à mes yeux jamais une excuse et représente plutôt une occasion de redécouvrir sous une autre forme un problème éternel dans le cœur des hommes. Un cœur droit s'en sortira, peu importe l'époque et les circonstances.
Pour le parallèle avec le courrier, c'est surtout pour moi un moyen de jouer sur un cliché romantique pour souligner ici la lassitude ambiante. Je ne sais pas si il est vraiment possible de poser un parallèle: les grandes relations épistolaires ne concernaient qu'une minorité de la population qui avait l'éducation et le goût de la chose.
Peut-être que la médiocre culture du dating n'est que l'évolution d'une médiocre culture relationnelle qui existait déjà avant et que pousser la comparaison reviendrait à comparer des pommes et des poires.
Les individus aptes à l'amour le plus élevé s'écriront toujours de belles choses et respecteront toujours certains codes même si ça passe par du digital (je préfère quand même le papier !).
"Research consistently finds that men being unemployed or earning relatively less than women has a
significant impact on both partners’ mental health and marriageability."
Voilà pourquoi il y a moins de couples stables reproducteurs. Simple.
Je suis d’accord sur l’aspect « voir le dating comme un jeu de pouvoir permanent pour ne pas prendre le risque d’être déçu et blessé ».
Mais je me demande aussi s’il n’y a pas un refus sous-jacent d’une norme sociale qui peut être vue comme oppressante (le sacro-saint ENGAGEMENT, un mot aussi rigide que la moustache d’un gendarme), pour privilégier la connexion, sans se demander où elle va et ce que l’on est.
Bien sûr. Il y a une peur terrible de se tromper dans son choix. Ainsi qu'une volonté d'avoir le beurre et l'argent du beurre. Nous y sommes.
Certains les auront mais la majorité se retrouve avec un compromis rarement satisfaisant. Il suffit que cela touche un nombre critique d'individus pour que cela devienne un phénomène culturel visible même si beaucoup s'en sortent très bien !
Texte bien conduit. Concernant sa chute, elle me fait penser aux réflexions de Claude Lévi-Strauss concernant l'attente. Il me semble qu'au cours d'un entretien il a évoqué cette question des lettres qui mettaient quelques semaines à atteindre leur destinataire et qu'il était en quelque sorte nostalgique de cette époque-là.
Savoir apprécier l'attente plutôt que d'y voir uniquement une contrainte est un art qui se perd.
Finalement est-ce un phénomène engendré par les nouveaux modes de communication, ou ne sont-ils qu'un catalyseur et une vitrine mettant en évidence un phénomène qui aurait tout de même lieu sans eux ?
Vous faites un parallèle avec l'époque où une romance à distance se faisait sur un registre épistolaire autrement travaillé et médité.
Est-ce ce brouillard qui se crée dans la distance physique réelle qui nous ferait perdre nos repères sur l'émission et la réception des messages ?
J'avais confusément une impression inverse à celle qui est mentionnée ici, celle selon laquelle un faux décalage serait marqué afin de créer une distance finalement artificielle, mais il me semble qu'au contraire les communications personnelles et professionnelles sont devenues extrêmement intrusives et pressantes, comme si laisser son téléphone dans un coin était devenu une profonde marque de manque de respect au reste du monde, une forme d'insouciance vis-à-vis de toute potentielle urgence.
Ce n'est pas dans mes habitudes de considérer l'outil ou le moyen comme étant le fond d'un problème, mais ici quelque chose a changé pour toujours je crois bien, et j'ai le sentiment que les normes sociales ne se redéfinissent pas assez vite par rapport à cette évolution fulgurante.
L'outil ne peut en effet pas fabriquer à lui tout seul une tendance humaine qui ne serait pas déjà là au préalable. Raison pour laquelle l'outil n'est à mes yeux jamais une excuse et représente plutôt une occasion de redécouvrir sous une autre forme un problème éternel dans le cœur des hommes. Un cœur droit s'en sortira, peu importe l'époque et les circonstances.
Pour le parallèle avec le courrier, c'est surtout pour moi un moyen de jouer sur un cliché romantique pour souligner ici la lassitude ambiante. Je ne sais pas si il est vraiment possible de poser un parallèle: les grandes relations épistolaires ne concernaient qu'une minorité de la population qui avait l'éducation et le goût de la chose.
Peut-être que la médiocre culture du dating n'est que l'évolution d'une médiocre culture relationnelle qui existait déjà avant et que pousser la comparaison reviendrait à comparer des pommes et des poires.
Les individus aptes à l'amour le plus élevé s'écriront toujours de belles choses et respecteront toujours certains codes même si ça passe par du digital (je préfère quand même le papier !).